18-2-3 samedi aussi

On démarre avec le bus pour aller faire un tour sur les backwaters en bateau

. Départ de Alleypey.

Cest bien optimisé car aprés hier jour sans bus, on part directement avec les valises, ce qui évite de les laisser sans surveillance à l’hôtel. Quoique je sois convaincu que l’hôtel puisse les garder de la même manière, voire avec dévotion. Tiens si j’ai l’occasion je verrai à coller une grande photo de Ganesh ou Shiva sur ma valise, ce qui pourrait justifier un instant de dévotion de la part dun rôdeur avant qu’il ne l’ouvre. Tous les moyens sont bons pour retarder l’effraction 😉 Bons tous ne sont pas hindous en Inde. Et le Kerala a ses spécificités avec une majorité de chrétiens. Donc il faudra rajouter un symbole chrétien, un musulman, etc.
Et encore quand je dis chrétien il faut compter que les portugais ont commencé à convertir les foules au catholicisme, puis les hollandais au protestantisme, eux-mêmes chassés par les anglais qui ont imposé l’Eglise réformée. Ainsi l’église St Francis, premiére église construite en inde se visite aujourdhui avec la tombe initiale de Vasco de Gama (depuis rapatriée au xxxxx mußsee machin à Lisbonne), sa 3e visite à Cochin lui ayant éte fatale. Mais surtout les anglais ayant enlevé toutes les autres pierres tombales du sol, ils les ont dressés verticales contre les murs, les gisants portugais à gauche et les gisants hollandais à droite, libérant le sol pour mettre un carrelage victorien, qui justifie qu’on doive se déchausser pour la visite. A Kochi pour une église orthodoxe 3 messes le dimanche et pour une église chrétienne c’est 5 le dimanche et 3 les autres jours.

Ici aussi on voit défiler les classes de deux écoles, sans bruit, les engants bien alignés, en file indienne … !

(L’expression venant des indiens d’Amérique s’applique ici également)

Là c’est une école de garçons qui vient dune centaine de kilomètres de là. Beaucoup viennent au contact, de manière simple, naturelle, avec quelques mots d’anglais, une des 3 langues qu’ils apprennent depuis le début de leur scolarisation à 4 ans. Pour apprendre les alphabets ils ont des images avec les 3 lettres, enfin pour celles communes puisque les 3 alphabets ne qont pas identiques. On est blancs, étrangers, et ils demandent nos prénoms, se font prendre en photo.

Souriants, ouverts. C’est triste de voir à quel point on a perdu le sourire en europe !

On sent que l’éducation est une priorité nationale, ainsi que locale au kerala. Trois types d’écoles relèvent le défi: publiques gratuites où l’état fourni uniforme et livres, privées aidées par l’état où les parents doivent acheter uniforme et livres et payerune petite rente mensuelle, et privées, de chères à élitistes. Priorité qu’on retrouve jusque dans la revue de l’avion de ligne intérieure dont la moitié des pages de pub sont pour des écoles notamment secondaires ou MBA…
Tiens un feu de circulation, ca change des feux de déchets…. pour les végétaux pas de souci, ils balaient, font des tas de feuilles sèches et les brûlent sur place sur le trottoir ou dans le caniveau.

Il y a des poubelles publiques avec tri sélectif et des affiches de la municipalité incitant à la propreté de la ville et à ne pas utiliser et jeter du plastic, pour le compostage ce sera sans doute en 2e priorité …

On avait eu un aperçu des backwaters au soleil levant depuis l’avion, labyrinthiques méandres et chenaux entre grandes étendues plus larges, comme une fractale interconnexion de lacs, eux-mêmes entourés de rizières et champs de nénuphars et fleurs de lotus – sans doute pour alimenter les offrandes des temples. Une fois sur l’eau on apprécie encore plus la végétation tropicale, avec cocotiers et bananiers et nombreuses espèces. La faune n’est pas en reste, avec de grands V migratoires traversant le ciel et plus près des cormorans, aigrettes et autres échassiers.
Sur les grandes étendues le nombre de bateaux surprend, beaucoup de gros comme le notre, en plus des quelques barques avec 2 personnes et quelques denrées ou de la barque avec glacière qui propose des boissons.

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On recense environ 1000 house boats et là encore le gouvernement a mis en place un label Green pour ceux recyclant leurs eaux usées, avec moteur moins polluant etc. ..

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Le long dun canal 4 jeunes filles en uniforme marchent le long pour aller à l’école. Celui-ci a donc un chemin le long, mais la plupart n’ont que la digue, parfois étonnamment étroite. La plupart des maisons sont espacées, voire isolées, juste derrière la digue du canal, avec une palissade avec quelques végétaux
Certains canaux ont quelques maisons le long, et 2 ou 3 neuves sortent du lot, avec un étage (roof top couvert), peut-étre financée par un expatrié dans les pays du golfe envoyant sa paye à la famille… ? Le Kerala ayant le plus fort taux d’expatriation desprovinces de l’inde, en partie lié au taux élevé d’éducation ( notamment 98% chez les filles), et à l’activité plutôt rurale et non industrielle qui propose peu d’emplois qualifiés.
Le retour en bus est comme l’aller, un peu fatiguant, avec ces freinages incessants. Plus que les virages, ce sont ces mouvements plus ou moins brusques vers l’avant qui empêchent de se relaxer et gardent les abdos en éveil. D’ailleurs pour se relaxer, mieux vaut ne pas regarder devant, où les deux voies de la route sont souvent utilisées par plusieurs véhicules de front venat en sens inverse. Heureusement ca ne roule pas très vite et le chauffeur est expert dans l’art de contourner et éviter. Les camion et bus ont priorité sur les rickshaws mais scooters et vélos se rangent peu et quand on frôle le bas côté on a peur pour le chien qui y fait sa sieste. Sur les scooters comme un cliché récurrent souvent 2 personnes ou 3 ou 4 avec des enfants. Le casque est quasi systématique, mais seul le conducteur en porte un…un bon nombre est conduit par des femmes, ce qui est in bon signe du niveau d’émancipation.
Le long de la route c’est une ininterruption de maisons, boutiques, et quelques portails avec des fanions colorés qui annoncent le plus souvent des temples au bout de longues allées transversales.
Devant un des temples une équipe continue de démonter un chapiteau et de ramasser les dalles de sol utilisés lors de grandes cérémonies annuelles la semaine dernière. Les paillassons « Welcome » sont entassés et mis en sac jusqu’à l’année prochaine.

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