Munnar est devenue au fil des ans et depuis sa fondation en 1879 par John Daniel Munro un grand centre mondial du thé, et un des plus haut à environ 1600 m d’altitude sur la chaîne des Ghats occidentaux. Le nom Munnar voudrait dire « trois rivières ».
Aprés 5 ans les plants sont hauts >1.50m ils sont alors coupés bas. Un pied vivant une centaine d’années est cueilli tous les 10 jours
Dans la région de Munna ce sont 35 000 hectares et 17 usines qui produisent 24/24 plus de 50 tonnes annuellement. Le musée du thé présente une ancienne ligne de production en fonctionnement, démonstrative des différentes étapes, et conduisant irrémédiablement vers le magasin où la foule se presse à la caisse pendant que je déguste un thé noir et un vert pour comparer à ceux que je connais.
Pour le thé blanc seule la premiére feuille est cueillie, puis séchée au soleil. La récolte est de 1kg par jour par personne.
Pour le reste ce sont les 3 premiéres feuilles de chaque branche qui sont cueillies, avec une production de 100kg par jour par personne. Ensuite le process est celui de la baleine, pardon du CTC (sur l’air de la reine des neiges)
Crush – écraser
Tear – déchirer
Cut – découper
Pour le thé vert on saute l’étape suivante de fermentation (oxydation in english in the text) de 40 minutes qui le transforme en thé noir. Ensuite c’est un séchage électrique à 105°C puis 3 tamisagescsuccessifs avec des grilles de plus en plus fines. La poudre la plus fine finalement récoltée est pour utilisation locale alors que le thé en feuilles est pour l’export. Les déchets partent eux au compost.
Arrêt déjeuner d’un Thali (plateau métallique à compartiments, comportant riz et condiments, légumes, plus ou moins pimentés, pot de fromage blanc et pot de dessert riz et tapioca trés sucré à la cardamome) à Marayoor prés de la réserve forestière de Sandalwood forest. Autant dire que peu ont goûté la friandise locale (piment confit au sel). Pourtant après un aïl cru en apéritif ca passait tout seul.. un thé au citron plus tard et tout le monde décollait aprés passage au distributeur ou dans les boutiques – tient toujours les mêmes, qui nous disent pourtant que les valises sont pleines. .. Allez, pitié pour les porteurs de bagages des hôtels et nos chauffeur et accompagnateur qui les manipulent. Bon c’est vrai qu’à partir de ce soir ce sont des ashram er il ne devrait pas y avoir de bagagistes.
Il faut voir l’état d’une boutique et surtout du personnel quand la troupe la quitte. Telle dans la grande salle du Titanic, comme des meubles renversés, des sacs plastiques jonchant le sol – le tout avec jusqu’à 12 personnes dans 3 ou 4 mètres carrés – et les traits tirés des vendeurs qui pourtant ne se sont pas départis de leur légendaire sourire et ont pu revenir à la charge, par vagues successives et par roulement – du vrai travail d’équipe – avec tuniques, pantalons, bijoux, cashmire et étoles de tous types, échantillonnant les multiples étagéres et générant un amas de couleurs sur le comptoir surchargé, sans parler des éventuelles sculptures, petits bronzes et autre artisanat local que les mains avides sortent des étagères, les brandissant sous le nez des vendeurs en demandant combien ? Combien ? Et qui sans tenir compte du prix sur une éventuelle étiquette ou écouter la réponse montrent les derniers billets en disant que le porte-monnaie est vide et que c’est ça ou rien alors comme c’est un upsale souvent l’affaire se conclut dans la précipitation, avant de repartir sur une autre vague. Et quand l’heure ayant tourné autant que les têtes et que les quelques moins déraisonnables commencent à pousser les dernières vers la sortie, d’autant plus excitées sous la pression du départ imminent, il faut également ramasser les épaves du naufrage laissées par les premières parties – lunettes de soleil, achat, téléphone – et tous petits objets confiés â la copine dans la surchauffe de l’essayage – en sous-vêtements devant des yeux pudiquement baissés – ou posés sur le comptoir, laissés sur place dans la frénésie du départ avec le (les !) nouveau précieux dans un sac. Le tout dans un babillage incessant ponctués de petits cris, comme un orchestre habitué à jouer ensemble et attendant l’engloutissement final – pour nous heureusement juste la remontée dans le bus.

Dynamique de groupe habituelle quand une ou deux personnes entrent, vite rejointes par d’autres du groupe plutôt que d’aller dans la boutique à côté dans l’espoir de faire de meilleures affaires une fois les vendeurs chauffés par les premiéres transactions, premières entrées suivies de l’arrivée en renfort de nouveaux vendeurs comme des abeilles vers un portefeuille de miel.
Aprés la débauche d’énergie c’est la retombée d’adrénaline et des paupières alors qu’on descend de 800 à 400m d’altitude et qu’on navigue dans des paysages changeant au fil des réserves animalières – Singes, tigres, élephants – et de la vallée à la plaine, des arbres de montagne aux cactées et arbres parasol jusqu’aux hautes herbes en bord de lac. Me suis-je endormi, est-on arrivés en Afrique subsaharienne ?
Le contraste est donc fort à l’arrivée dans oudoumalpet, où à l’heure de la sortie des classes on se trouve passant le long de milliers d’enfants de différents âges, en uniforme rose et violet, préparation psychologique à la foule des pélerins qu’on va trouver ce soir au temple de Palani. On a noté ce midi le n° de téléphone indien de notre guide car c’est sûr il y aura des brebis égarées. ..
On est passé du Kerala au Tamil Nadu qui a une langue et alphabet différents, comme on peut voir sur les panneaux publicitaires, et avec une grande tradition de grands temples, notamment à Shiva. Le grand temple de Palani porte 3 noms et il y a de nombreuses histoires associées. Mais leur connaissance n’est pas nécessaire pour sentir et recevoir l’énergie présente en conscience, dont l’aboutissement est le darshan (vision divine). Un jour Shiva er Parvati ont 2 enfants Moruga et Ganesh. Les démons combattus et vaincus deviennent leurs véhicules, coq et paon. Marada offre une mangue à Shiva mais lui demande de ne pas la couper. Shiva l’offre alors au premier qui aura fait le tour du monde.
Moruga part sur ses véhicules et revient après 2 heures, mais Ganesh a déjà fait le tour en pensée et a reçu la mangue. Motuga part fâché et une fois sa colère transmutée se pose à Palani.

