18-2-5 Thekady – Munnar

Nous démarrons la journée tôt (8h15) par une visite guidée d’une plantation d’épices avec Zyad, qui se trouve être le frère de maitre Richard qui a conduit le spectacle hier soir. Celui-ci est plus féru de football que de gym.

Le guide prend une feuille de « Jet trompa », coupe la tige en deux et en soufflant fait apparaitre des bulles de savon. Cette récolte est encore utilisée aujourd’hui pour des savons pour bébé. À côté se trouve une autre plante qui elle était exploitée comme savon jusqu’à il y a encore quelques années. L’avancée de l’industrie est-elle inévitable ? En attendant nous avons de notre côté et depuis des années adopté à la maison les noix de lavage indiennes, riches en saponaire, pour les lessives familiales au naturel. Echange de bon procédés donc !

S’ensuit un petit cours sur les épices. A commencer par le curry. Chez nous en France le curry est un mélange d’épices, ici les mélanges s’appellent Massala. Le curry est une petite feuille d’arbuste qui sert dans de nombreux plats.

Honneur au roi des épices : le poivre. Les grains qu’on connaît sont blancs, vert, rouge ou noir, et paraissent donc différents, mais en fait non. Le plus fort est le poivre vert frais, cueilli en mars. Mêmes pour les indiens habitués aux épices forts le poivre vert frais est comme une explosion atomique dans le palais nous dit-il. Après maturation au vinaigre ou séchage il devient plus doux.

Le roi des épices reste le noir. Après sa cueillette vert, il est exposé au soleil 2 semaines et devient noir.

Le poivre rouge est le poivre cueilli à maturité, après les pluies.

C’est alors que bouilli 45 minutes on peut retirer sa coque pour faiee apparaitre le grain blanc. C’est notamment ce grain Blanc qui est utilisé pour la préparation des différents massala, dont un tour à la boutique confirme la diversité, pour différents types de légumes, poisson, poulet etc

C’est ce poivre noir malabar – expression poussée par les francais lorsqu’ils l’ont goûté – qui était l’or noir de la grande époque des épices, et recherché depuis Vasco de Gama. En asie il y a d’autres types de poivriers en buisson, mais ici c’est une liane, avec feuilles mâles et femelles alternées le long de la tige, permettant une polinisation naturelle lors des pluies.

Recette ayurvédique du jour : pour les soins de gorge poivre noir et gingembre moulus bouillis quelques minutes et complétés avec thé ou café pour faire transpirer pendant la nuit.

Le poivre est plus beau sur les lianes en haut des arbres de tous types le long desquelq il pousse, sauf les cocotiers, trop lisses. Travail essentiellement masculin car les hommes ont leurs deux jambes libres avec leur dotthi alors que les femmes portent le sari.

Présentation ensuite du fruit du jacquier, qui devient très gros – jusqu’à 50 kg – et qui est cuisiné en légume ou en chips. Le fruit ressemble au dourion thailandais (également nommé fruit qui pue et qui est interdit d’entrée dans les hôtels la-bas)

L’épice no 2 est la cardamome, qui existe en deux variétés, verte (petit fruit) ou noire (gros fruit). Cest la verte qui est utilisée en cuisine. Elle est ramassée par les femmes.

En terme de prix de vente, le tiercé se compose des safran, vanille et cardamome. Tous les épices sont séchées au soleil mais la cardamome est déshydratée électriquement 3 jours à 120°C, et 1kg devient 100g puis est triée en 3 qualités. La polinisation est effectuée par de minuscules abeilles et la plante pousse a l’abri des grandes feuilles des autres arbres.

Une autre préconisation ayurvédique est pour réduire le cholestérol et l’obésité la décoction de cardamome et thé vert.
Shampoing a base de feuille d’hibiscus. Ici l’hibiscus a des fleurs fermées, au contraire des hibiscus à fleurs ouvertes qui fleurissent d’Égypte jusque dans nos maisons. Elles sont elles aussi utilisées en infusion (carcadet) mais également pour faire du shampoing.

Le cacao est également cultivé, importé d’Afrique par les anglais. Ici certaines cabosses sont mangées par les écureuils. Le chocolat est préparé a 60%. Il est bon pour la rate, mais le gras limitera les quantités à absorber.

Au final « Eat (and do) what makes you happy » le meilleur remède est la joie donc mange et fais ce qui te rend heureux !

Le muscadier est un grand arbre. Les noix sont extraites de leur écorces et séchées 2 semaines. La polinisation est assurée par des abeilles minuscules, à l’échelle des fleurs. Des ruches sont installées dans la plantation.

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Les Strelizia dans le jardin

La région est propice à la culture des épices car les pluies sont modérées à cette altitude (environ 800 m) alors que les légumes eux qui demandent plus deau sont cultivés dans la proche région du Tamil nadu, plus au nord, où nous iront ce soir.

Peu de singes ici car il y a peu de fruits à manger, puisque essentiellement des épices. Juste quelques macaques.

2 langues malyam et tamul sont parlées dans la région, proche de l’état voisin.

La réserve « Periyar Tiger reserve » est située près de la ville de Thekkady, région de Kumily, les 3 étant souvent confondues. Elle comporte 45 tigres bengali et
1000 éléphants. Au contraire des éléphants d’Afrique les femelles n’ont pas de défense. On aura la chance pendant notre balade de 2h de voir 2 femelles (~25 ans) et un petit (9 ans) paître groupés près du lac artificiel créé par les anglais en 1885.

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Un adulte ingurgitant 400kg d’herbe par jour on voit des traces de leur passage un peu partout, avec des crottes de la taille dune cuisse…

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Un peu plus loin c’est une trace de patte de tigre visible dans la boue qui nous arrête.

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Mais on est en fin de matinée il aurait fallu venir trés tôt pour éventuellement voir d’autres animaux aller s’abreuver. Seulement 10% de la réserve est ouverte aux visites guidées, avec un ranger pour 6 personnes, celle-ci démarrant et finissant par un passage d’un bras en radeau de bambou.

Quatre heures et quelques (!) virages serrés plus tard on passe en vue du plus haut sommet du Kerala, au moment du coucher du soleil

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On finit par rejoindre la grande route – on ne peut toujours pas croiser les camions – et on arrive de nuit au col, où on doit encore prendre une jeep pour rejoindre l’hôtel perché au-dessus du Pothemedu View Point.

Le départ étant à10h le lendemain les plus courageux pourront fairz la balade de 3h organisée par l’hôtel mais le départ à 6h30 nous refroidit un peu. Une balade solo d’une heure suffira, tant pis pour le lever de soleil sur la brume ?

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