18-2-6 Munnar – Palani

Munnar est devenue au fil des ans et depuis sa fondation en 1879 par John Daniel Munro un grand centre mondial du thé, et un des plus haut à environ 1600 m d’altitude sur la chaîne des Ghats occidentaux. Le nom Munnar voudrait dire « trois rivières ».
Aprés 5 ans les plants sont hauts >1.50m ils sont alors coupés bas. Un pied vivant une centaine d’années est cueilli tous les 10 jours
Dans la région de Munna ce sont 35 000 hectares et 17 usines qui produisent 24/24 plus de 50 tonnes annuellement. Le musée du thé présente une ancienne ligne de production en fonctionnement, démonstrative des différentes étapes, et conduisant irrémédiablement vers le magasin où la foule se presse à la caisse pendant que je déguste un thé noir et un vert pour comparer à ceux que je connais.

Pour le thé blanc seule la premiére feuille est cueillie, puis séchée au soleil. La récolte est de 1kg par jour par personne.

Pour le reste ce sont les 3 premiéres feuilles de chaque branche qui sont cueillies, avec une production de 100kg par jour par personne. Ensuite le process est celui de la baleine, pardon du CTC (sur l’air de la reine des neiges)
Crush – écraser
Tear – déchirer
Cut – découper
Pour le thé vert on saute l’étape suivante de fermentation (oxydation in english in the text) de 40 minutes qui le transforme en thé noir. Ensuite c’est un séchage électrique à 105°C puis 3 tamisagescsuccessifs avec des grilles de plus en plus fines. La poudre la plus fine finalement récoltée est pour utilisation locale alors que le thé en feuilles est pour l’export. Les déchets partent eux au compost.

Arrêt déjeuner d’un Thali (plateau métallique à compartiments, comportant riz et condiments, légumes, plus ou moins pimentés, pot de fromage blanc et pot de dessert riz et tapioca trés sucré à la cardamome) à Marayoor prés de la réserve forestière de Sandalwood forest. Autant dire que peu ont goûté la friandise locale (piment confit au sel). Pourtant après un aïl cru en apéritif ca passait tout seul.. un thé au citron plus tard et tout le monde décollait aprés passage au distributeur ou dans les boutiques – tient toujours les mêmes, qui nous disent pourtant que les valises sont pleines. .. Allez, pitié pour les porteurs de bagages des hôtels et nos chauffeur et accompagnateur qui les manipulent. Bon c’est vrai qu’à partir de ce soir ce sont des ashram er il ne devrait pas y avoir de bagagistes.
Il faut voir l’état d’une boutique et surtout du personnel quand la troupe la quitte. Telle dans la grande salle du Titanic, comme des meubles renversés, des sacs plastiques jonchant le sol – le tout avec jusqu’à 12 personnes dans 3 ou 4 mètres carrés – et les traits tirés des vendeurs qui pourtant ne se sont pas départis de leur légendaire sourire et ont pu revenir à la charge, par vagues successives et par roulement – du vrai travail d’équipe – avec tuniques, pantalons, bijoux, cashmire et étoles de tous types, échantillonnant les multiples étagéres et générant un amas de couleurs sur le comptoir surchargé, sans parler des éventuelles sculptures, petits bronzes et autre artisanat local que les mains avides sortent des étagères, les brandissant sous le nez des vendeurs en demandant combien ? Combien ? Et qui sans tenir compte du prix sur une éventuelle étiquette ou écouter la réponse montrent les derniers billets en disant que le porte-monnaie est vide et que c’est ça ou rien alors comme c’est un upsale souvent l’affaire se conclut dans la précipitation, avant de repartir sur une autre vague. Et quand l’heure ayant tourné autant que les têtes et que les quelques moins déraisonnables commencent à pousser les dernières vers la sortie, d’autant plus excitées sous la pression du départ imminent, il faut également ramasser les épaves du naufrage laissées par les premières parties – lunettes de soleil, achat, téléphone – et tous petits objets confiés â la copine dans la surchauffe de l’essayage – en sous-vêtements devant des yeux pudiquement baissés – ou posés sur le comptoir, laissés sur place dans la frénésie du départ avec le (les !) nouveau précieux dans un sac. Le tout dans un babillage incessant ponctués de petits cris, comme un orchestre habitué à jouer ensemble et attendant l’engloutissement final – pour nous heureusement juste la remontée dans le bus.

Dynamique de groupe habituelle quand une ou deux personnes entrent, vite rejointes par d’autres du groupe plutôt que d’aller dans la boutique à côté dans l’espoir de faire de meilleures affaires une fois les vendeurs chauffés par les premiéres transactions, premières entrées suivies de l’arrivée en renfort de nouveaux vendeurs comme des abeilles vers un portefeuille de miel.

Aprés la débauche d’énergie c’est la retombée d’adrénaline et des paupières alors qu’on descend de 800 à 400m d’altitude et qu’on navigue dans des paysages changeant au fil des réserves animalières – Singes, tigres, élephants – et de la vallée à la plaine, des arbres de montagne aux cactées et arbres parasol jusqu’aux hautes herbes en bord de lac. Me suis-je endormi, est-on arrivés en Afrique subsaharienne ?

Le contraste est donc fort à l’arrivée dans oudoumalpet, où à l’heure de la sortie des classes on se trouve passant le long de milliers d’enfants de différents âges, en uniforme rose et violet, préparation psychologique à la foule des pélerins qu’on va trouver ce soir au temple de Palani. On a noté ce midi le n° de téléphone indien de notre guide car c’est sûr il y aura des brebis égarées. ..

On est passé du Kerala au Tamil Nadu qui a une langue et alphabet différents, comme on peut voir sur les panneaux publicitaires, et avec une grande tradition de grands temples, notamment à Shiva. Le grand temple de Palani porte 3 noms et il y a de nombreuses histoires associées. Mais leur connaissance n’est pas nécessaire pour sentir et recevoir l’énergie présente en conscience, dont l’aboutissement est le darshan (vision divine). Un jour Shiva er Parvati ont 2 enfants Moruga et Ganesh. Les démons combattus et vaincus deviennent leurs véhicules, coq et paon. Marada offre une mangue à Shiva mais lui demande de ne pas la couper. Shiva l’offre alors au premier qui aura fait le tour du monde.
Moruga part sur ses véhicules et revient après 2 heures, mais Ganesh a déjà fait le tour en pensée et a reçu la mangue. Motuga part fâché et une fois sa colère transmutée se pose à Palani.

18-2-5 Thekady – Munnar

Nous démarrons la journée tôt (8h15) par une visite guidée d’une plantation d’épices avec Zyad, qui se trouve être le frère de maitre Richard qui a conduit le spectacle hier soir. Celui-ci est plus féru de football que de gym.

Le guide prend une feuille de « Jet trompa », coupe la tige en deux et en soufflant fait apparaitre des bulles de savon. Cette récolte est encore utilisée aujourd’hui pour des savons pour bébé. À côté se trouve une autre plante qui elle était exploitée comme savon jusqu’à il y a encore quelques années. L’avancée de l’industrie est-elle inévitable ? En attendant nous avons de notre côté et depuis des années adopté à la maison les noix de lavage indiennes, riches en saponaire, pour les lessives familiales au naturel. Echange de bon procédés donc !

S’ensuit un petit cours sur les épices. A commencer par le curry. Chez nous en France le curry est un mélange d’épices, ici les mélanges s’appellent Massala. Le curry est une petite feuille d’arbuste qui sert dans de nombreux plats.

Honneur au roi des épices : le poivre. Les grains qu’on connaît sont blancs, vert, rouge ou noir, et paraissent donc différents, mais en fait non. Le plus fort est le poivre vert frais, cueilli en mars. Mêmes pour les indiens habitués aux épices forts le poivre vert frais est comme une explosion atomique dans le palais nous dit-il. Après maturation au vinaigre ou séchage il devient plus doux.

Le roi des épices reste le noir. Après sa cueillette vert, il est exposé au soleil 2 semaines et devient noir.

Le poivre rouge est le poivre cueilli à maturité, après les pluies.

C’est alors que bouilli 45 minutes on peut retirer sa coque pour faiee apparaitre le grain blanc. C’est notamment ce grain Blanc qui est utilisé pour la préparation des différents massala, dont un tour à la boutique confirme la diversité, pour différents types de légumes, poisson, poulet etc

C’est ce poivre noir malabar – expression poussée par les francais lorsqu’ils l’ont goûté – qui était l’or noir de la grande époque des épices, et recherché depuis Vasco de Gama. En asie il y a d’autres types de poivriers en buisson, mais ici c’est une liane, avec feuilles mâles et femelles alternées le long de la tige, permettant une polinisation naturelle lors des pluies.

Recette ayurvédique du jour : pour les soins de gorge poivre noir et gingembre moulus bouillis quelques minutes et complétés avec thé ou café pour faire transpirer pendant la nuit.

Le poivre est plus beau sur les lianes en haut des arbres de tous types le long desquelq il pousse, sauf les cocotiers, trop lisses. Travail essentiellement masculin car les hommes ont leurs deux jambes libres avec leur dotthi alors que les femmes portent le sari.

Présentation ensuite du fruit du jacquier, qui devient très gros – jusqu’à 50 kg – et qui est cuisiné en légume ou en chips. Le fruit ressemble au dourion thailandais (également nommé fruit qui pue et qui est interdit d’entrée dans les hôtels la-bas)

L’épice no 2 est la cardamome, qui existe en deux variétés, verte (petit fruit) ou noire (gros fruit). Cest la verte qui est utilisée en cuisine. Elle est ramassée par les femmes.

En terme de prix de vente, le tiercé se compose des safran, vanille et cardamome. Tous les épices sont séchées au soleil mais la cardamome est déshydratée électriquement 3 jours à 120°C, et 1kg devient 100g puis est triée en 3 qualités. La polinisation est effectuée par de minuscules abeilles et la plante pousse a l’abri des grandes feuilles des autres arbres.

Une autre préconisation ayurvédique est pour réduire le cholestérol et l’obésité la décoction de cardamome et thé vert.
Shampoing a base de feuille d’hibiscus. Ici l’hibiscus a des fleurs fermées, au contraire des hibiscus à fleurs ouvertes qui fleurissent d’Égypte jusque dans nos maisons. Elles sont elles aussi utilisées en infusion (carcadet) mais également pour faire du shampoing.

Le cacao est également cultivé, importé d’Afrique par les anglais. Ici certaines cabosses sont mangées par les écureuils. Le chocolat est préparé a 60%. Il est bon pour la rate, mais le gras limitera les quantités à absorber.

Au final « Eat (and do) what makes you happy » le meilleur remède est la joie donc mange et fais ce qui te rend heureux !

Le muscadier est un grand arbre. Les noix sont extraites de leur écorces et séchées 2 semaines. La polinisation est assurée par des abeilles minuscules, à l’échelle des fleurs. Des ruches sont installées dans la plantation.

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Les Strelizia dans le jardin

La région est propice à la culture des épices car les pluies sont modérées à cette altitude (environ 800 m) alors que les légumes eux qui demandent plus deau sont cultivés dans la proche région du Tamil nadu, plus au nord, où nous iront ce soir.

Peu de singes ici car il y a peu de fruits à manger, puisque essentiellement des épices. Juste quelques macaques.

2 langues malyam et tamul sont parlées dans la région, proche de l’état voisin.

La réserve « Periyar Tiger reserve » est située près de la ville de Thekkady, région de Kumily, les 3 étant souvent confondues. Elle comporte 45 tigres bengali et
1000 éléphants. Au contraire des éléphants d’Afrique les femelles n’ont pas de défense. On aura la chance pendant notre balade de 2h de voir 2 femelles (~25 ans) et un petit (9 ans) paître groupés près du lac artificiel créé par les anglais en 1885.

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Un adulte ingurgitant 400kg d’herbe par jour on voit des traces de leur passage un peu partout, avec des crottes de la taille dune cuisse…

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Un peu plus loin c’est une trace de patte de tigre visible dans la boue qui nous arrête.

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Mais on est en fin de matinée il aurait fallu venir trés tôt pour éventuellement voir d’autres animaux aller s’abreuver. Seulement 10% de la réserve est ouverte aux visites guidées, avec un ranger pour 6 personnes, celle-ci démarrant et finissant par un passage d’un bras en radeau de bambou.

Quatre heures et quelques (!) virages serrés plus tard on passe en vue du plus haut sommet du Kerala, au moment du coucher du soleil

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On finit par rejoindre la grande route – on ne peut toujours pas croiser les camions – et on arrive de nuit au col, où on doit encore prendre une jeep pour rejoindre l’hôtel perché au-dessus du Pothemedu View Point.

Le départ étant à10h le lendemain les plus courageux pourront fairz la balade de 3h organisée par l’hôtel mais le départ à 6h30 nous refroidit un peu. Une balade solo d’une heure suffira, tant pis pour le lever de soleil sur la brume ?

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18-2-4 Allepey – Tekady

On traverse et on longe des canaux, certains verdoyants voire couverts de fleurs de water Lily, à tel point qu’on ne voit plus l’eau et qu’on pourrait vouloir traverser à pied…

Mais on ne descend pas du car pour tester. Dans la traversée de Changanassery la plupart des échoppes sont fermées. Majorité chrétienne. Certains vendeurs montent un étal ou proposent leur marchandise au sol devant les rideaux de fer de magasins fermés, occasion de récupérer un bon emplacement le long de la route … Avant-arrière, avant-arriére, le bus continue de jouer au panier à salade, mais toujours moins qu’une séance de rodéo sur un taureau mécanique, et nous ne sommes pas projetés les uns sur les autres ou avec les deux mains à plat de part et d’autre du visage écrasé sur la vitre … Merci chauffeur…
Il faudra que je lui dise que ses freins fonctionnent bien, et qu’il n’a pas besoin de les tester toutes les 5 à 15 secondes …!

Un arrêt pipi à la station service permet de découvrir deux cars avec des volets extérieurs, mieux que les rideaux intérieurs pour préserver de la chaleur pendant le stationnement !

De l’autre côté de la route un homme se prélasse dans une balançoire, à côté de grosses tresses de différentes couleurs pendant à une corde horizontale. Quand je comprends que c’est un vendeur qui fait une démonstration de son produit, une balancoire typemini hamac, j’en achète une pour accrocher entre les deux casiers à bagages de part et d’autre de l’allée centrale du car. Mais pour m’alléger au max pendant ce voyage j’ai exceptionnellement enlevé les bouts de voile que j’ai toujours dans mon sac à dos etje n’ai rien pour accrocher. De toutes manières je pense que le chauffeur ne m’y aurait pas autorisé … N’empêche je pense que le siège balançoire a de l’avenir, en autocar comme en avion ? .. le hamac est bien utilisé dans les bateaux…
En plus le car attaque la montagne. La route devient sinueuse, la circulation se fluidifie. On a même droit sur quelques centaines de mètres à une ligne blanche continue pour séparer les deux voies.
Arrêt roboratif dans un hotel restau sur la route. En sortant on peut observer la séance photos de famille de la grand-mère qui fête ses 80 ans dans la salle à côté. Puis ce sont les routes de l’impossible avec un camion de transport à ridelles vide, dont la boîte de vitesse git démontée à côté, tel un parasite éjecté de son organisme hôte, un emphythème éructé, qu’il faudra quand même réussir à regreffer après réparation. Le chauffeur est malgré tout fier de son outil de travail, partie de sa vie et de sa famille, et pose avec le sourire.
Impossible la route ne l’est pas. Bitumée, sans orniéres elle est juste trés raide et viroleuse, étroite sous un couvert d’arbres ou bordant la pente souvent abrupte. Un panneau indique une limite de vitesse à 30, de toutes manières on les atteint à peine, et après avoir mis 2 km à doubler un rickshaw on se fait doubler régulièrement.

C’est encore l’heure de la sieste… Obligé de bailler de toutes manières pour se déboucher les oreilles à cause de la différence d’altitude. Au col enfin! Et voilà qu’apparaissent de grands immeubles, étonnant de voir une école de management s’implanter ici… certainement pour oxygéner le cerveau des étudiants en altitude, plus que pour leur interdire les virées nocturnes dans des bars ou boites… car il n’y a rien autour, et on met 10 minutes pour descendre sur Peerumade… De plus le kerala a entamé une politique de sobriété publique et après la fermeture de 700 bistrots continue à en fermer 10% chaque année. Premiers buissons derrière une grille dans une proprié-thé privée. On arrive pile à l’altitude de 1000m. Deux cents mètres plus loin les collines apparaissent, couvertes de buissons d’un vert plus tendre, d’environ un mètre de haut, avec des arbres espacés. Lorsque la route s’engage entre les pentes on voit que les buissons font plutôt 30 à 40cm de haut ici. On peine à imaginer les femmes faisant la cueillette, à la fois penchées pour la cueillette et grimpant et descendant pieds nus dans la pente. Les arbres sont là pour faire un peu d’ombre aux plants, on se plait à penser que ça peut également permettre aux ouvrières d’avoir un peu moins chaud et que les racines aident à fixer la terre et éviter l’érosion, conséquence habituelle et tragique de toute monoculture.

On passe devant une publicité pour la Tyrolienne la plus longue du coin, pour survoler les champs du haut en bas de la colline 😉 ca démarre d’une plantation orthodoxe, ouverte ce dimanche alors que la catholique qui lui fait face est fermée.Plus que du prosélytisme on pressent le travail communautaire pour offrir aux travailleurs pas forcément propriétaires un regroupement, une protection et une valorisation verticale de la chaîne de valeur, même si ce ne sont pas forcément des coopératives.

18-2-3 samedi aussi

On démarre avec le bus pour aller faire un tour sur les backwaters en bateau

. Départ de Alleypey.

Cest bien optimisé car aprés hier jour sans bus, on part directement avec les valises, ce qui évite de les laisser sans surveillance à l’hôtel. Quoique je sois convaincu que l’hôtel puisse les garder de la même manière, voire avec dévotion. Tiens si j’ai l’occasion je verrai à coller une grande photo de Ganesh ou Shiva sur ma valise, ce qui pourrait justifier un instant de dévotion de la part dun rôdeur avant qu’il ne l’ouvre. Tous les moyens sont bons pour retarder l’effraction 😉 Bons tous ne sont pas hindous en Inde. Et le Kerala a ses spécificités avec une majorité de chrétiens. Donc il faudra rajouter un symbole chrétien, un musulman, etc.
Et encore quand je dis chrétien il faut compter que les portugais ont commencé à convertir les foules au catholicisme, puis les hollandais au protestantisme, eux-mêmes chassés par les anglais qui ont imposé l’Eglise réformée. Ainsi l’église St Francis, premiére église construite en inde se visite aujourdhui avec la tombe initiale de Vasco de Gama (depuis rapatriée au xxxxx mußsee machin à Lisbonne), sa 3e visite à Cochin lui ayant éte fatale. Mais surtout les anglais ayant enlevé toutes les autres pierres tombales du sol, ils les ont dressés verticales contre les murs, les gisants portugais à gauche et les gisants hollandais à droite, libérant le sol pour mettre un carrelage victorien, qui justifie qu’on doive se déchausser pour la visite. A Kochi pour une église orthodoxe 3 messes le dimanche et pour une église chrétienne c’est 5 le dimanche et 3 les autres jours.

Ici aussi on voit défiler les classes de deux écoles, sans bruit, les engants bien alignés, en file indienne … !

(L’expression venant des indiens d’Amérique s’applique ici également)

Là c’est une école de garçons qui vient dune centaine de kilomètres de là. Beaucoup viennent au contact, de manière simple, naturelle, avec quelques mots d’anglais, une des 3 langues qu’ils apprennent depuis le début de leur scolarisation à 4 ans. Pour apprendre les alphabets ils ont des images avec les 3 lettres, enfin pour celles communes puisque les 3 alphabets ne qont pas identiques. On est blancs, étrangers, et ils demandent nos prénoms, se font prendre en photo.

Souriants, ouverts. C’est triste de voir à quel point on a perdu le sourire en europe !

On sent que l’éducation est une priorité nationale, ainsi que locale au kerala. Trois types d’écoles relèvent le défi: publiques gratuites où l’état fourni uniforme et livres, privées aidées par l’état où les parents doivent acheter uniforme et livres et payerune petite rente mensuelle, et privées, de chères à élitistes. Priorité qu’on retrouve jusque dans la revue de l’avion de ligne intérieure dont la moitié des pages de pub sont pour des écoles notamment secondaires ou MBA…
Tiens un feu de circulation, ca change des feux de déchets…. pour les végétaux pas de souci, ils balaient, font des tas de feuilles sèches et les brûlent sur place sur le trottoir ou dans le caniveau.

Il y a des poubelles publiques avec tri sélectif et des affiches de la municipalité incitant à la propreté de la ville et à ne pas utiliser et jeter du plastic, pour le compostage ce sera sans doute en 2e priorité …

On avait eu un aperçu des backwaters au soleil levant depuis l’avion, labyrinthiques méandres et chenaux entre grandes étendues plus larges, comme une fractale interconnexion de lacs, eux-mêmes entourés de rizières et champs de nénuphars et fleurs de lotus – sans doute pour alimenter les offrandes des temples. Une fois sur l’eau on apprécie encore plus la végétation tropicale, avec cocotiers et bananiers et nombreuses espèces. La faune n’est pas en reste, avec de grands V migratoires traversant le ciel et plus près des cormorans, aigrettes et autres échassiers.
Sur les grandes étendues le nombre de bateaux surprend, beaucoup de gros comme le notre, en plus des quelques barques avec 2 personnes et quelques denrées ou de la barque avec glacière qui propose des boissons.

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On recense environ 1000 house boats et là encore le gouvernement a mis en place un label Green pour ceux recyclant leurs eaux usées, avec moteur moins polluant etc. ..

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Le long dun canal 4 jeunes filles en uniforme marchent le long pour aller à l’école. Celui-ci a donc un chemin le long, mais la plupart n’ont que la digue, parfois étonnamment étroite. La plupart des maisons sont espacées, voire isolées, juste derrière la digue du canal, avec une palissade avec quelques végétaux
Certains canaux ont quelques maisons le long, et 2 ou 3 neuves sortent du lot, avec un étage (roof top couvert), peut-étre financée par un expatrié dans les pays du golfe envoyant sa paye à la famille… ? Le Kerala ayant le plus fort taux d’expatriation desprovinces de l’inde, en partie lié au taux élevé d’éducation ( notamment 98% chez les filles), et à l’activité plutôt rurale et non industrielle qui propose peu d’emplois qualifiés.
Le retour en bus est comme l’aller, un peu fatiguant, avec ces freinages incessants. Plus que les virages, ce sont ces mouvements plus ou moins brusques vers l’avant qui empêchent de se relaxer et gardent les abdos en éveil. D’ailleurs pour se relaxer, mieux vaut ne pas regarder devant, où les deux voies de la route sont souvent utilisées par plusieurs véhicules de front venat en sens inverse. Heureusement ca ne roule pas très vite et le chauffeur est expert dans l’art de contourner et éviter. Les camion et bus ont priorité sur les rickshaws mais scooters et vélos se rangent peu et quand on frôle le bas côté on a peur pour le chien qui y fait sa sieste. Sur les scooters comme un cliché récurrent souvent 2 personnes ou 3 ou 4 avec des enfants. Le casque est quasi systématique, mais seul le conducteur en porte un…un bon nombre est conduit par des femmes, ce qui est in bon signe du niveau d’émancipation.
Le long de la route c’est une ininterruption de maisons, boutiques, et quelques portails avec des fanions colorés qui annoncent le plus souvent des temples au bout de longues allées transversales.
Devant un des temples une équipe continue de démonter un chapiteau et de ramasser les dalles de sol utilisés lors de grandes cérémonies annuelles la semaine dernière. Les paillassons « Welcome » sont entassés et mis en sac jusqu’à l’année prochaine.

18-2-2 Vendredi Kochi 

Quoi de mieux pour appréhender l’environnement qu’une pr

omenade en bateau dans la baie

.

On a la chance de rencontrer u

n groupe de dauphins en chasse. Certains nous montrent leur ventre. Le pilote du bateau reste à distance pour ne pas les déranger et s’arrête pour nous laisser le temps de profiter de ce moment toujours magique.
Ile artificielle de Bulgatti avec capitainerie du port et Taj xx 5*. Grand immeuble au bord de l’eau hotel Hyatt qui domine les carrelets chinois, face à l’église xx oû les chants résonnent et animent le cimetiére posé au bord de l’eau

.

Deux maisonnettes sous des arbres de pluie ont leur façade verticale au bord de l’eau. Parties d’un hôtel elles sont particulièrement appréciées pour les lunes de miel.

Plus loin plusieurs grandes barques en forme de sourire nous croisent ou nous doublent, avec un chargement argenté dans leur ventre charnu.

On arrive à la c

riée au poisson, avec le va et vient des barques colorées et les cris des échanges.

La balade se termine sur le Santa Maria. Un temps d’observation des pêcheurs de carrelets, technique apportée par les chinois au xxx. Ils sont au moins 4 minimum à la manoeuvre mais plutot 6 ou 7. Le système est ingénieux, avec un contrepoids progressif assuré par des pierres successives attachées aux cordes de manoeuvre.

Lorsque le filet remonte çà scintille avec les reflets du soleil dans l’eau emprisonnée dans chaque maille de filet, ou lorsque la pêche est bonne avec les reflets changeants sur les écailles argentées. C’est alors la course pour récupérer le précieux butin avant les nombreux oiseaux qui sont là, comme des pachas paresseux à qui on sert le déjeuner et qui vont se poser sur les pieux ou branches proches entre deux

levées.

C’est tout l’art du pêcheur de secouer son filet pour que les oiseaux s’en décollent, et que les poissons descendent dans son panier mais sans trop sauter en l’air où ils sont immédiatement et irrémédiablement happés !
S’en suit une promenade à pied, le long d’échopes variées le long du rivage, avec les

ve

ndeurs de colifichets, peintures sur soie, chapeaux, boites en bois sculptées en forme de chat ou de tortues et multi compartiments, éventails en plumes de paon, bracelets etc.
Les vendeurs de glace sont à l’ombre, avec leurs cornets orange. Là aussi du curcuma peut-étre ? On goûtera une autre fois…

Plus tard en balade individuelle on voit plus loin sur la plage d’anciennes fortifications portugaises

Nos premières vaches, comme les suivantes qu’on verra en ville sans grand chose à manger.

Et devant la prison, les deux roues enfouis sous la poussière attendent-ils leur propriétaire ? Ou sont-ils déjà tous partis en laissant la grille ouverte ?

18-2-1

Jeudi
Départ à pied pour aller visiter la baie en bateau. L’hôtel est bien situé, dans le centre de Fort Cochin.

18-1-31 Kochi, nous voici !

Mercredi

, d

épart de la maison. Comme prévu les garcons ne sont pas levés quand on claque la porte, on leur a dit au revoir hier soir. On ne leur a pas rappelé de sortir les poubelles, juste d’arroser mes plantes …
Roissy. Oeufs brouillés et revues au lounge AirFrance en prévision de la prochaine escale. Quelques films et sommeil dans l’avion avant l’atterrissage à Mumbay à minuit. Atterrissage avec gros rebond avec l’avion qui se met en crabe qui nous crispe et fait nous regarder avec ma voisine de siége avec un regard mi interrogateur mi effrayé. Le pilote réussissant -normal me direz-vous – à remettre dans l’axe, on finit par descendre saufs sur le tarmac et entrer dans l’aéroport où nous attendent de longs couloirs puis trois quarts d’heure d’attente pour l’immigration. Le bâtiment est grand, et neuf, seulement deux ans, il y a de la moquette au sol. Des kilomètres d’amibes colorées nous font prendre pour des globules, entrainés par le courant humain dans des artéres, palpitantes malgré l’heure tardive, nous conduisant vers le coeur, où nous retrouvons finalement nos bagages et un grand hall aux colonnades et plafond blancs et caissonnés, avec chapiteaux évasés. Belle salle, justifiée par le traffic de ce grand hub aérien indien.

Aprés enregistrement sur le vol aérien – on commence par suivre la direction des correspondances, mais nous avons pris les billets en deux fois donc pas de continuité, nous devons re-enregistrer les bagages et le personnel nous envoie à l’étage au dessus pour les départs. Puis là le garçon qui filtre l’entrée dans la queue nous dit de redescendre aux correspondances cat on a deja imprimé notre boarding pass… Serait-ce le palais des fous ? On insiste et on a finalement accès au guichet pour imprimer les étiquettes des bagages. Les voit- on pour la dernière fois ? On a de toutes maniéres un minimum pour un jour dans le sac à dos pour l’avion.

Le temps passe et plus que 4 heures à attendre. Un café nous attire mais il faut attendre au moins une demi heure pour passer commande. Pause syndicale à 1h du mat ou panne informatique peu importe. Ensuite la carte a de belles photos mais seuls quelquesbplats de base sont disponibles, cest mieux que rien et cest bon.

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sur le wifi de l’aéroport permettent de traiter qq mails pour les projets abandonnés aux collègues mais les quelques centaines de ko gratuits sont vite épuisés et je pourrai peu commencer à lire les pages web sur l’Inde que javais pre-sélectionnées pour ce moment. Pas besoin d’acheter 1GB on a encore des revues papier. Ginalement on va à la porte dembarquement prevue et apres avoir mis le reveil dodo skr le sav a dos